Der Struwwelpeter

von Heinrich Hoffmann


Die gar traurige Geschichte mit dem Feuerzeug

Histoire lamentable de la boîte d'allumettes

 

 

 

Paulinchen war allein zu Haus,
Die Eltern waren beide aus.
Als sie nun durch das Zimmer sprang
Mit leichtem Mut und Sing und Sang,
Da sah sie plötzlich vor sich stehn
Ein Feuerzeug, nett anzusehn.
"Ei," sprach sie, "ei, wie schön und fein !
Das muß ein trefflich Spielzeug sein.
Ich zünde mir ein Hölzlein an,
wie's oft die Mutter hat getan."

Und Minz und Maunz, die Katzen,
Erheben ihre Tatzen.
Sie drohen mit den Pfoten:
"Der Vater hat's verboten!"
Miau! Mio! Miau! Mio!
Laß stehn! Sonst brennst Du lichterloh!"

Pauline était seule au logis:
Ses père et mère étaient sortis.
Tandis qu' en la chambre elle saute,
se trémousse et chante à voix haute,
Une agréable boite à feu
Apparaît devant son oeil bleu.
Ah ! cette boîte, qu' elle est belle !
Je vais bien m' amuser , dit-elle.
J' allumerai des petits bois,
Comme maman fait quelque fois.

Et les chats Minz et Tristapatte
La menacent avec leur pattes
Et disent, le doigt étendu :
Ton père te l' a défendu !
Miau ! jette cela par terre,
Ou tu vas brûler tout entière.

 

Paulinchen hört die Katzen nicht!
Das Hölzchen brennt gar lustig hell und licht,
Das flackert lustig, knistert laut,
Grad wie ihr's auf dem Bilde schaut.
Paulinchen aber freut sich sehr
Und sprang im Zimmer hin und her.

Doch Minz und Maunz, die Katzen,
Erheben ihre Tatzen.
Sie drohen mit den Pfoten:
"Die Mutter hat's verboten !
Miau! Mio! Miau! Mio!
Wirf's weg! Sonst brennst Du lichterloh

Mais Pauline n' écoute rien.
Le Bois s' allume bel et bien
Et fait un très-bel éclairage
Comme c'est marqué sur l' image
Et Pauline joyeusement
Saute et court dans l' appartement.

Mais les chats Minz et Tristapatte
La menacent avec leur pattes
Et disent, le doigt étendue:
Ta mère te l' a défendu !
Miau ! jette cela par terre,
Ou tu vas brûler tout entière.

 

Doch weh ! Die Flamme faßt das Kleid,
Die Schürze brennt; es leuchtet weit.
Es brennt die Hand, es brennt das Haar,
Es brennt das ganze Kind sogar.

Und Minz und Maunz, die schreien
Gar jämmerlich zu zweien :
"Herbei ! Herbei ! Wer hilft geschwind ?
Im Feuer steht das ganze Kind !
Miau! Mio! Miau! Mio!
Zu Hilf'! Das Kind brennt lichterloh !"

O malheur ! Voilà que la flamme
Prend à la robe : tout s' enflamme.
Les mains, les cheveux, tout flambait;
L' enfant toute entière brûlait !

En voyant ces choses horribles
Les chats poussent des cris terribles :
Au secours ! pour l' amour de Dieu !
La malheureuse ! elles est en feu.
Miau ! miau ! hommes et femmes,
Au secours ! l' enfant est en flammes !

 

 

 

Verbrannt ist alles ganz und gar,
Das arme Kind mit Haut und Haar;
Ein Häuflein Asche bleibt allein
Und beide Schuh', so hübsch und fein.

Und Minz und Maunz, die kleinen,
die sitzen da und weinen :
"Miau !
Mio ! Miau ! Mio !
Wo sind die armen Eltern ? Wo ?"
Und ihre Tränen fließen
Wie's Bächlein auf den Wiesen.

Et bientôt son corps tout entier
Est brûlé comme du papier.
Et de Pauline, ô sort du funeste !
Deux souliers, voilà ce qui reste.

Et près des cendres de l' enfant
Les chats s' asseyent en pleurant,
Avec un crêpe par derrière !
Miau ! les pauvres père et mère !
Et des ruisseaux de pleurs coulaient
De leurs gros yeux qu' ils essuyaient.

 

Die Geschichte von den schwarzen Buben (l'Histoire des Enfants Noirs)


© 1994-1999 Robert Godwin-Jones
Virginia Commonwealth University